L’agence syndic de copropriété est à la fois une agence immobilière et un syndic professionnel.
Son service est souvent apprécié. Les agences immobilières connaissent bien les tracas des copropriétaires et savent les accompagner aussi bien au quotidien que lors de la vente ou de l’achat de leur bien. Elles les aident aussi à valoriser leur bien en assurant l’entretien ou la montée en gamme des parties communes.
En bref : une agence syndic peut proposer des honoraires attractifs et faciliter la vente des lots, mais elle sert aussi ses propres clients au sein de l’immeuble, ce qui peut créer des conflits d’intérêts.
Les honoraires des agences syndic sont parfois avantageux, car elles se positionnent ainsi comme alliées des copropriétaires.
Ce geste commercial n’est pas « gratuit ». Sur un marché tendu, il est difficile pour une agence immobilière d’obtenir un mandat de vente exclusif. Entretenir de bonnes relations avec les copropriétaires en se proposant comme « syndic pas cher » est donc un excellent moyen de s’assurer de très belles transactions !
Une agence immobilière qui se propose comme syndic a aussi tout intérêt à faciliter la vente des biens de l’immeuble. Avant la signature de la promesse de vente, elle fournit rapidement les documents obligatoires au futur acquéreur, en lui expliquant clairement le fonctionnement et les frais de la résidence. Elle établit sans difficulté l’état daté, puisqu’elle tient les comptes de la copropriété.
Quant au propriétaire vendeur, il obtient sans attendre le certificat du syndic attestant qu’il est à jour de ses charges, puisque les agents ont souvent hâte de conclure la vente pour percevoir leurs honoraires.
Ces avantages sont toutefois à pondérer face à un syndic professionnel classique ou en ligne.
Une agence immobilière a pour clients à la fois des bailleurs, des locataires et, ici, l’ensemble des copropriétaires. Cette position peut entraîner des conflits d’intérêts : un agent immobilier sera incité à bichonner ses propres clients en priorité, parfois au détriment des autres copropriétaires.
En bref : oui. Tout immeuble soumis au statut de la copropriété doit avoir un syndic, qui tient aussi à jour son immatriculation au registre national des copropriétés.
Il est absolument obligatoire d’avoir un syndic dans tout immeuble en copropriété, c’est-à-dire dans tout immeuble dont les lots appartiennent à plusieurs propriétaires et qui comporte des parties communes. Cette obligation découle de la loi du 10 juillet 1965.
Pour un immeuble mis en copropriété, c’est le notaire qui procède à l’immatriculation au registre national d’immatriculation des copropriétés, tenu par l’Anah. Ensuite, chaque année, les données de la copropriété sont mises à jour par le syndic.
Pour savoir comment réagir si votre immeuble se retrouve sans gestionnaire, consultez notre article sur la copropriété sans syndic.
En bref : les copropriétaires choisissent librement leur syndic : bénévole, coopératif ou professionnel (classique, en ligne ou agence immobilière). Ils peuvent en changer à la fin de son mandat ou, en cas de manquement grave, en cours de mandat.
Rien n’oblige les copropriétaires à faire appel à une agence immobilière pour gérer leur copropriété.
Au contraire, en application de la loi du 10 juillet 1965, ils peuvent choisir entre différents types de syndic : le syndic bénévole, le syndic professionnel ou encore le syndic coopératif en autogestion.
Quel que soit le mode de gestion choisi, les copropriétaires peuvent changer de syndic à deux moments :
Lorsque l’assemblée générale doit désigner un syndic professionnel, qu’il s’agisse d’un syndic traditionnel, d’un syndic en ligne ou d’une agence immobilière, le conseil syndical met en concurrence plusieurs projets de contrat au préalable. L’assemblée générale peut l’en dispenser par un vote à la majorité de l’article 25.
C’est donc au conseil syndical d’aller chercher les propositions et de comparer les contrats des syndics professionnels. Ceci dit, les copropriétaires peuvent aussi proposer eux-mêmes un ou plusieurs contrats de syndic, pour les faire examiner par l’assemblée.
La mise en concurrence est un excellent moyen de faire baisser les charges de l’immeuble, car elle incite les syndics professionnels à revoir leurs honoraires à la baisse pour avoir une chance d’être les heureux élus.
Autre option : passer d’un syndic professionnel classique (souvent trop cher) ou d’un syndic bénévole (souvent trop chronophage) au syndic en ligne, pour bénéficier de démarches facilitées à petit prix.
Oui, à condition de détenir une carte professionnelle portant la mention « syndic de copropriété », délivrée par la CCI. Comme tout syndic professionnel, elle doit aussi justifier d’une assurance de responsabilité civile professionnelle et d’une garantie financière.
Le principal risque est le conflit d’intérêts. L’agence compte parmi ses clients certains copropriétaires, vendeurs ou bailleurs, et peut être tentée de les privilégier au détriment des autres. Mieux vaut le savoir et rester attentif lors des décisions qui touchent à la vente ou à la location des lots.
Le plus simple est de désigner un nouveau syndic à la fin du mandat en cours, lors de l’assemblée générale. En cours de mandat, l’assemblée générale peut voter la résiliation du contrat si le syndic manque gravement à ses obligations.
Avant la désignation d’un syndic professionnel, le conseil syndical doit mettre en concurrence plusieurs projets de contrat, sauf si l’assemblée générale l’en a dispensé à la majorité de l’article 25. Son absence n’entraîne toutefois pas la nullité de la désignation du syndic.
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