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Loi Elan : 3 mises en conformité du règlement de copropriété d’ici l’automne

La loi pour l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique, adoptée par le Sénat à l’automne 2018, vise à moderniser et réformer le droit immobilier, avec notamment l’objectif de faciliter la construction de nouveaux logements. Mais elle concerne aussi la copropriété, avec son lot d’évolutions pour le conseil syndical, l’assemblée générale ou les parties communes. Suite à son entrée en vigueur, la loi Elan donnait un délai de trois ans pour la mise en conformité du règlement de copropriété, et l’échéance arrivant donc au mois de novembre 2021. On fait le point.

La loi Elan, et la nécessaire mise en conformité

La loi Elan, entrée en vigueur le 23 novembre 2018, fait partie de ces textes importants en matière d’immobilier et de logement qui sont votés depuis ces dernières décennies, à l’instar de la loi ALUR par exemple. Elle porte notamment de façon assez précise sur la simplification des normes ou encore l’accélération des procédures dans le cadre des constructions et de l’octroi de permis de construire. Elle s’attaque également à la question des normes d’accessibilité pour les logements neufs, et à une évolution du logement social via différentes initiatives.

L’un des points importants de la loi Elan concerne ainsi les copropriétés, et plus précisément le domaine des parties communes. Lors de sa mise en application, la loi Elan donnait un délai de 3 ans aux copropriétés pour se mettre en conformité. Cela signifie qu’il est obligatoire que toutes les copropriétés aient mis à jour leur règlement de copropriété en lien à la loi Elan d’ici le 24 novembre 2021. De façon pratique, le syndic de copropriété doit inscrire à l’ordre du jour de l’assemblée générale cette question de la mise en conformité. Trois questions précises sont concernées par cette modification.

La question des lots transitoires

Les lots transitoires facilitent la construction de nouveaux bâtiments lors de la réalisation de programmes par tranches successives. En effet, ils évitent de devoir faire la demande de nouvelles autorisations en AG pour réaliser de nouveaux bâtiments. Ce qui était jusqu’à présent garanti par la pratique va être sécurisé par la loi Elan.
Cette loi a en effet pour la première fois défini le lot transitoire, qui est désormais doté d’un cadre juridique, et qui se traduit par le droit exclusif d’utiliser une surface déterminée du sol pour y édifier des constructions. Désormais, le droit à construire compris dans le lot transitoire doit être précisément défini concernant les constructions qu’il permet de réaliser. Cela signifie que la création d’un lot transitoire doit être précisément stipulée dans le règlement de copropriété.

La loi Elan définissant les lots transitoires, cela entraine des conséquences pratiques pour le promoteur notamment, dans le cadre de nouveaux logements. En effet, le promoteur qui possède un lot transitoire sera également convoqué aux AG et disposera de droits de vote comme tout copropriétaire. En ce qui concerne les lots transitoires créés avant la loi Elan, et soumis à la mise en conformité, quelques points restent encore à éclaircir. En particulier celui d’éventuelles sanctions en cas d’absence de vote et de mise en conformité.

Dans tous les cas, la loi Elan stipule que ces lots transitoires sont destinés à devenir des lots privatifs. Le lot transitoire, est donc désormais défini comme formé d’une partie privative et d’une quote-part de partie commune correspondante.

La question des parties communes spéciales

En copropriété, les parties communes spéciales sont celles qui sont affectées à l’usage et à l’utilité de plusieurs copropriétaires. Comme seulement certains copropriétaires ont accès à ces parties communes spéciales, seulement ceux-ci seront concernés par leur entretien, ce qui entraîne certaines conséquences en matière de tantièmes.
Depuis 2011, toute création de partie commune spéciale entraîne automatiquement la création de charges communes spéciales, définies selon les tantièmes et au sein du règlement de copropriété. Logiquement, seuls les propriétaires détenteurs de ces parties peuvent y décider de travaux.
La mise en conformité demandée par la loi Elan apporte quelques nouveautés à ce sujet :

  • Elle permet en effet aux copropriétaires concernés par des parties communes spéciales de se réunir au sein d’une assemblée générale spéciale pour des questions concernant ces parties, ce qui peut notamment être utile pour les grandes copropriétés.
  • Il faut que ces parties communes spéciales soient mentionnées dans le règlement alors modifié, leur existence étant subordonnée à leur mention expresse.

Une liste exhaustive des parties communes spéciales doit donc être définie dans le règlement, ainsi que l’étendue des droits correspondants.

La question des parties communes à jouissance privative

Les parties communes à jouissance privative ou exclusive, ce sont les terrasses, les loggias, les balcons, ou encore les combles aménagés. D’après la loi Elan, une partie commune à usage privatif confère un simple droit d’usage, et non pas un droit de propriété, attribué à un ou plusieurs copropriétaires, de façon temporaire ou permanente. Ce droit de jouissance considéré comme exclusif est lié à un lot de copropriété, et il est soit prévu au sein du règlement de copropriété, soit suite à une décision prise en AG.

La loi Elan permet en fait de préciser le caractère réel du droit de jouissance privative, qui va donc rester attaché au lot et qui pourra être transmis à un nouvel acquéreur. La loi précise bien par ailleurs que la mention expresse d’une partie commune à jouissance privative est nécessaire pour la caractériser, ce qui pourrait remettre en cause certains droits de propriétaires accordés par le passé. Les copropriétaires doivent donc bien être informés de cette mise en conformité pour modifier le règlement en ce sens et définir les parties communes à jouissance privative et le lot associé.

Vers un report du délai ?

Les syndicat de copropriété ont donc en principe jusqu’au 23 novembre 2021 pour faire le nécessaire et mettre en conformité leur règlement de copropriété. A défaut, après cette date, l’inexistence du lot pourrait être constatée… L’échéance est proche. Toutefois, compte tenu de l’épidémie de Covid 19, le gouvernement a inclus dans son projet de loi relatif à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l’action publique locale (dit « projet de loi 4D »), la prolongation de 3 ans du délai, ce qui pourrait reporter ainsi l’échéance au 23 novembre 2024 (art. 24 du projet de loi).

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